À l’approche des pics de chaleur, nos habitations ne jouent plus toujours leur rôle de refuge. Pour son lancement, l’Observatoire Leroy Merlin a mené une grande enquête avec l’IFOP auprès de 6 000 Français*. L'objectif ? Comprendre l'impact des fortes températures sur notre quotidien, notre santé, et analyser la capacité de nos logements à rester habitables. Une étude éclairée par les recherches de notre réseau Leroy Merlin Source. Les enseignements sont d’autant plus riches qu’ils bousculent quelques idées reçues…
Des idées reçues bousculées par la réalité du terrain
L’enquête menée par l’Observatoire Leroy Merlin révèle des signaux faibles et des réalités chiffrées qui viennent bousculer plusieurs de nos certitudes sur le confort d’été. Parmi les enseignements de l’étude, trois grands points interrogent nos perceptions.
Déménagement temporaire, un phénomène qui prend de l’ampleur
On imagine souvent qu'en cas de canicule, on subit la chaleur passivement chez soi en attendant que la température baisse. L'étude montre au contraire une vraie rupture : 19 millions de Français (28%) ont déjà été contraints de quitter temporairement leur logement parce qu'il n'était plus supportable. En d’autres termes, pour près d'un tiers d'entre nous, la maison cesse de jouer son rôle premier de protection et de refuge.
Les jeunes, grands oubliés face au thermomètre
Si l'attention médiatique et collective se porte légitimement sur les personnes âgées ou les nourrissons lors des vagues de chaleur, l’étude met en lumière une population particulièrement vulnérable et pourtant invisible : les jeunes. Parmi les Français ayant dû fuir leur domicile à cause de la chaleur, 60% des 18 - 24 ans déclarent avoir déjà été obligés de quitter leur domicile à cause de la chaleur. Moins installés, souvent locataires de petites surfaces en ville, 92% d’entre eux rencontrent au moins une difficulté majeure dans leur habitat l'été. Pour eux, la chaleur devient un déclencheur de mobilité : 61% des moins de 35 ans envisagent de déménager à cause de ces épisodes.
La fracture géographique : des villes plus étouffantes que le Sud
On associe naturellement l'inconfort estival aux régions méridionales. Or, l’éclairage régional de l’étude bouscule cette idée reçue : ce sont les zones hyper-urbanisées, au premier rang desquelles l’Île-de-France, qui saturent. Les Franciliens sont 34% à juger leur logement inconfortable — c'est deux fois plus qu'en Bretagne (18%) — et 42% ont déjà dû fuir leur domicile. Moins préparées et structurellement plus exposées aux îlots de chaleur urbains, les grandes agglomérations souffrent désormais autant, sinon plus, de la hausse des températures que les régions du Sud.
Et aussi...
D’autres réalités apparaissent également en filigrane des résultats : il apparaît ainsi que la chambre est devenue la pièce la plus difficile à vivre pour 46% des Français. Ou encore que les personnes qui subissent le plus la chaleur sont davantage celles qui disposent de la plus faible marge d’action : les locataires, les habitants qui vivent en appartement, les occupants de logement construits entre 1946 et 1970.
Retrouvez l'intégralité de l’étude
Petits gestes et rénovation : la quête de solutions
Heureusement, face à ce défi, les Français agissent et s'adaptent. Nous sommes ainsi 90% à avoir modifié au moins une habitude au quotidien, qu'il s'agisse de fermer les volets ou stores en journée (63%) ou d'aérer aux heures les plus fraîches de la nuit (61%).
Mais au-delà des réflexes quotidiens, l'avenir se joue dans l'adaptation durable de l'habitat. Si la climatisation reste plébiscitée (25%) , l’amélioration de l’isolation (21%) s'impose comme le deuxième chantier déjà priorisé. Pour près d'un tiers des Français (32%), une isolation thermique performante est la solution la plus efficace pour retrouver un intérieur respirant. Un cap essentiel pour que chaque maison redevienne, en toute saison, un havre de confort et de protection.
L’éclairage Leroy Merlin Source
" Les logements les plus mal isolés, construits dans les années 1946-1970 avant la réglementation thermique, sont en première ligne face à l'inconfort estival. À l'inverse, dans les constructions plus récentes, l'isolation classique d'hiver présente un effet "thermos" pervers : une fois la chaleur estivale entrée, elle y reste piégée. L'innovation permet de contrer cela via des isolants denses et des matériaux à changement de phase (MCP) pour stocker activement les excès de chaleur. À l'échelle du bâtiment, ils peuvent prendre la forme de filtres placés sur l'air insufflé d'une ventilation (VMC double flux) ou être directement intégrés dans l'épaisseur des parois. Mais ces travaux lourds restent onéreux. À l’échelle des habitants, créer des frontières thermiques intérieures avec des textiles naturels ou bloquer le rayonnement directement sur les vitrages grâce à des solutions légères (application de films solaires, réflecteurs de lumière, ou traitements à base de craie comme le blanc de Meudon) offre une isolation agile, réversible et accessible à tous. "
Claire Letertre, responsable de Leroy Merlin Source
* A propos de l'enquête
Étude en ligne réalisée par l’Ifop pour Leroy Merlin du 03 au 17 juin 2026 auprès de 6042 Français représentatifs de la population française des 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’individu, région, taille d’agglomération et statut d’occupation dans le logement).